Témoignage volontariat : Sébastien se porte volontaire au Mexique 

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En route du côté du Mexique où s’est rendu Sébastien pour se porter volontaire sur un chantier. Il nous raconte son aventure de volontariat.

chantier Volontariat Mexique

 

Sébastien témoigne pour nous également sur un sujet régulier : le choc culturel d’un séjour à l’étranger.   

 

Le Mexique 

Pourquoi ce pays ?  

La réponse est assez simple. J’avais quelques bases en espagnol puis je cherchais à m’améliorer par la pratique. J’aimais aussi beaucoup la musique et la nourriture mexicaine. Quand je cherchais sur internet, parmi les choix que j’avais, je suis tombé sur ce programme. Il m’a directement plu que je me suis inscris et j’ai été accepté. 

Que peux-tu dire sur ton expérience globale ? 

Le Mexique est un pays incroyable. La ville où j’étais étais très petite une rue principale, une supérette et un bar. L’océan était à deux pas, et la ville n’étant pas touristique, les plages étaient désertes et magnifiques 

J’ai eu la chance de pouvoir visiter quelques villes aussi bien sur la côte Est qu’à l’Ouest du pays. Les deux sont merveilleuses et il y a énormément d’activités, de paysages et de plats incroyables. 

L’accueil et l’ambiance ?  

Lors de mon arrivée à ce volontariat j’étais déboussolé. Je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai été très agréablement surpris de l’accueil dans une ambiance très familiale. On a fait un tour des locaux puis on m’a présenté à l’équipe et le soir aux autres volontaires, lors du meeting quotidien après la journée de travail. 

J’ai particulièrement apprécié de travailler sur un chantier avec de nombreux volontaires internationaux et des locaux. Beaucoup de locaux ne parlaient pas anglais et je n’avais que de très fines bases d’espagnolMalgré la barrière de la languenous avons toujours fait de notre mieux pour nous comprendre. Cela ne nous a pas empêché de partager des liens très fort, notamment lié au travail, mais surtout de solidarité.  

volontariat Chantier au mexique

J’ai eu beaucoup d’émotion lorsque j‘ai découvert la joie des locaux de nous avoir parmi eux. Et aussi de voir leurs moyens modestes du quotidien. La plupart n’avait pas de smartphone. Il n’y avait pas d’accès à de l’eau potable courante et surtout une grande pauvreté. À ce moment-là, je me suis senti quelque peu égoïste quant à la manière dont j’avais vécu ma vie jusque-là.  

Pourtant, malgré cette pauvreté que j’aurais, avant, associé à la tristesse, les gens dansaient et rigolaient dans la rue ! Ils étaient très chaleureux entre eux et avec les autres. J’ai eu besoin de quelques jours pour m’en remettre et réaliser que dans ma vie d’avant, je m’attachais trop aux choses. Je n’avais jamais vraiment fait attention à ce que j’avais déjà, la famille et des amis. Sans oublier que le bonheur se trouve dans les petites choses. Et c’est dans cette mesure où il est accessible à tous... 

Ce voyage m’a vraiment forgé l’esprit et a changé ma manière de vivre. C’est une expérience qui a gravé de nombreux souvenirs que je n’oublierai jamais. Plusieurs mois après ce voyage, je réfléchis toujours à deux fois avant de me plaindre ou de l’utilité d’une chose que je m’apprête à acheter. 

 

Le programme de volontariat au Mexique 

Dans quel état d’esprit es-tu parti ? 

Je suis parti sans trop d’attentes tout en étant prêt à vivre l’aventure. Mon objectif était de faire quelque chose de bien pour lequel je pouvais être fière de moi.  

Le premier contact avec la structure d’hébergement 

Le partenaire avait établi un camp de volontaire dans un ancien hôtel abandonné encore en construction. Il y avait des lits superposés fabriqués par leurs soins. Dans ce camp, nous étions tous des volontaires ou des organisateurs. Nous n’avions peu de vie privée. Le petit déjeuner et dîner se déroulaient au camp, et le déjeuner chez une famille mexicaine qui était rémunérée par l’agence partenaire  

Comment peux-tu décrire ton quotidien en tant que volontaire ? 

Chaque jour commençait de la même manière mais se terminais toujours autrement. Il y avait des tâches et des ateliers différents, certains projets duraient plusieurs jours et nous avions la possibilité de changer d’équipe chaque matin. La journée de travail démarrait à 6h45 avec une dizaine de minutes d’échauffement et des étirements. Suivi de cinq minutes de meeting pour expliquer et partager les tâches de la journée. Parfois il fallait creuser, parfois bétonner et parfois scier, perceretc.  

Nous avions une pause déjeuner de 11h30 à 12h30, ainsi qu’une pause de 15 minutes le matin et en après-midi. Sur le chantier nous formions des équipes de 3 à 8 volontaires et travailleurs locaux.  Cela dépendait du travail à faire. Nous pouvions consulter les chefs de chantier pour poser des questions ou gérer un problème. 

À la sortie du chantier, nous allions soit au bar soit à la plage ou directement au camp. Nous nous retrouvions tous pour un meeting quotidien vers 17h30. On nous présentait les nouvelles recrues, les volontaires partants, les avancements du projet, les activités du soir ou celles avec des locaux… Mais aussi potentiellement les tâches du lendemain et les objectifs atteints ou à atteindre. Il nous arrivait de donner des cours d’anglais aux enfants et aux parents mexicains ou de partager un repas dans une famille 

Un peu plus tard, il y avait le repas du soir où chacun était libre de terminer sa journée comme il le souhait. À 19h30l’heure du couvre-feuchacun devait être de retour au camp.   

 

La langue 

Quel niveau d’espagnol avais-tu avant de partir ? 

Je n’avais seulement que quelques bases à mon arrivée. 

Comment sont venus les progrès ?  

Au bout d’une à deux semaines je me débrouillais plus ou moins bien. Principalement grâce à la pratique et le fait d’entendre continuellement l’espagnol. Chaque volontaire essayait de s’améliorer et nous nous entrainions à parler ensemble à chaque opportunité. 

 

Le choc culturel 

As-tu ressenti ce qu’on appelle le “homesick” au Mexique ? 

Mes premières impressions à mon arrivée étaient que je ne me sentais absolument pas prêt par rapport à ce qu’il m’attendait. L’endroit était très pauvre, pollué et je n’étais pas bien informé sur le Mexique. Pendant les deux premières semaines, j’ai appris de la culture locale, sur les travaux de chantier, sur les autres volontaires qui étaient eux aussi de culture différente.  

Malgré le fait que mon pays me manquait, j‘ai réalisé que […] La suite dans cet article spécial sur le choc culturel ressenti à l’arrivée et au retour de voyage. 

 

Les expériences

Quoi de nouveau, différent, agréable ? 

Rencontrer de nouvelles personnes, des plats aux goûts différents de ce qu’on a l’habitude de manger... De voir que des gens du monde entier se retrouvent pour un même but, dans la joie et la bonne humeur. 

Ta plus grosse galère ? 

Ma plus grande galère a sûrement été l’adaptation à la vie sur un camp de volontaires, au départ. J’ai eu besoin d’au moins une semaine pour m’y faire.  

Ta plus grande joie ?  

Voir l’avancement du chantier au fur et à mesure des semaines ! 

Une anecdote à raconter ? 

Dans un programme comme celui-ci, on a très peu de vie privée et cela peut rapidement monter à la tête.  

Un dimanche lorsque nous avions du repos, je suis sorti et j’ai marché pendant plusieurs heures au bord de la plage Je voulais prendre l’air. J’ai grimpé sur une dune énorme, j’ai bu quelques verres dans un restaurant et j’ai dormi en pleine après-midi sur la plage. Je suis allé me baigner et j’ai aperçu un requin ! Je suis vite retourné sur ma serviette.  

Un dimanche comme celui-ci, j’aimerai en passer plus souvent ! 

 

Les bénéfices  du volontariat au Mexique

En quoi ce séjour t’a aidé ? 

Ce voyage va surtout m’aider dans ma vie professionnelle future. Pendant de ce séjour, j’ai atteint certaines de mes limites physiques et poussé d’autres plus psychologiques. Lors de mes futurs projets ou autres défis, je regarderai ce voyage en sachant que j’ai déjà accomplis bien plus difficile. 

En quoi c’est important de prolonger un séjour comme celui-ci par du “tourisme” ? 

Il est important d’enchainer sur du tourisme pour relâcher la pression accumulée lors du volontariat et d’enchainer sur une bonne transition lors du retour au pays. 

Que peux-tu dire du programme de volontariat en tant que tel ?  

Très enrichissant, une belle expérience culturelle et un développement personnel en continu. 

 

Quelques informations sur Sébastien :  

  • Parti à 19 ans 
  • Durée : 4 semaines de volontariat / 2 semaines de tourisme 
  • Placement : 12 avril 2018 au 22 mai 2018 
  • Programme de Volontariat  
  • Région : Salina Cruz, Oaxaca (Mexique) 

Retrouvez également son autre témoignage dans notre article sur le choc culturel des jeunes qui partent à l’étranger. 

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